lundi 4 juin 2007

Je commence à consigner ce que je fais

Depuis la semaine dernière, j'ai déjà fait du chemin.


  • Lundi 28 mai, je suis allée aux Archives Départementales. Je me souvenais y avoir consulté, il y a de cela des années, de vieux plans du cadastre, je souhaitais les revoir. J'ai ainsi pu avoir accès au cadastre dit "napoléonien" de 1872, ainsi qu'à sa réactualisation de 1975. J'ai pu ramener des tirages et des photocopies.

  • Sur internet, j'ai eu accès à un cadastre plus ancien, de 1812, dont j'ai pu imprimer les sections qui m'intéressaient.






    (Cliquer sur les photos ci-dessus pour les agrandir et les déchiffrer aisément) On voit bien, même en petit, comment les deux sections se complètent comme les pièces d'un puzzle, la ligne presque horizontale de leur jonction correspondant très exactement au tracé du chemin de la Lanterne, pas encore "ancien")



  • Mercredi 30 mai, j'ai décidé de remonter à pied l'ancien chemin de la Lanterne et d'essayer d'aller au fond du parc des Belles Terres. Mission accomplie sans aucune difficulté, le parc de la résidence n'étant pas fermée (chose d'ailleurs fort étonnante).



    Au-delà de la piscine, une oliveraie accompagne l'arrondi de la butte et commence doucement à plonger vers le ravin.




    Et me voilà ainsi de l'autre côté du fameux portail métallique qui ferme le fond du crochet de l'ancien chemin de la Lanterne.





    Sur la photo ci-dessus, on voit très bien le sentier qui mène à ce portail (ou sur lequel il ouvre, selon le sens où lon se place). Ce sentier, actuellement privé (il appartient à la copropriété des Belles Terres), a, certainement pendant très longtemps, fait partie intégrante du chemin de la Lanterne. C'est ce que révèlent de façon très claire les plans du cadastre de 1812. Non seulement le chemin de la Lanterne n'avait alors aucun de ses deux virages à la hauteur de la villa Les Grillons, mais encore il ne dessinait pas un crochet et ne contournait pas le plateau sommital : il continuait tout droit sur sa lancée vers l'ouest (au-delà de l'emplacement du portail des photos ci-dessus), légèrement en contrebas du plateau qu'il longeait donc à l'ouest, et tout d'un coup obliquait vers le sud-ouest, vers le sommet du plateau de la Lanterne, là même où sont les Belles Terres. Il rejoignait en celà le Cal de spagnol de façon beaucoup plus directe qu'actuellement. Parce que évidemment l'avenue de la Lanterne n'existait pas; passait à son emplacement la continuité du chemin de la Lanterne qui avait traversé le plateau du même nom.

    Et ce que le cadastre dit napoléonien (1872) m'a appris, c'est tout d'un coup, soixante ans après les catres de 1812, notre chemin de la Lanterne a désormais son tracé actuel : avec ses virages (énigme restant à résoudre), avec son crochat et son contournement du plateau. l'explication apparaît très simplement : les parcelles du plateau ont dû être acquises par un seul signataire, une grande maison est bâtie au sommet. On peut penser que le propriétaire a usé de ses droits et / ou de son argent pour faire dévier le tracé du chemin de façon qu'il ne traverse plus ses terres. Il faudra essayer de vérifier cette hypothèse.




  • Enfin vendredi 1er juin je me suis rendue aux Archives Municipales.


  • Ah et puis hier dimanche 3 juin j'ai remonté le vallon de Gattamua à pied. J'ai fait des photos que je montrerai bientôt ici.

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